Olley
Olley | |||||
Église paroissiale Saint-Rémy. | |||||
Héraldique |
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Administration | |||||
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Pays | France | ||||
Région | Grand Est | ||||
Département | Meurthe-et-Moselle | ||||
Arrondissement | Briey | ||||
Intercommunalité | Communauté de communes Orne Lorraine Confluences | ||||
Maire Mandat |
David Buono 2020-2026 |
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Code postal | 54800 | ||||
Code commune | 54408 | ||||
Démographie | |||||
Gentilé | Les Culs brûlés[1] | ||||
Population municipale |
225 hab. (2021 ) | ||||
Densité | 24 hab./km2 | ||||
Géographie | |||||
Coordonnées | 49° 09′ 56″ nord, 5° 45′ 48″ est | ||||
Altitude | Min. 189 m Max. 223 m |
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Superficie | 9,48 km2 | ||||
Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
Aire d'attraction | Jarny (commune de la couronne) |
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Élections | |||||
Départementales | Canton de Jarny | ||||
Législatives | Sixième circonscription | ||||
Localisation | |||||
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Meurthe-et-Moselle
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
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Olley est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand-Est.
Géographie
[modifier | modifier le code]Hydrographie
[modifier | modifier le code]Réseau hydrographique
[modifier | modifier le code]La commune est dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ruisseau de la Carpière, le ruisseau de la Taupine et l'Orne[2],[Carte 1].
Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang de Neuvron (8,4 ha)[Carte 1],[3].
Gestion et qualité des eaux
[modifier | modifier le code]Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Bassin ferrifère ». Ce document de planification concerne le périmètre des anciennes galeries des mines de fer, des aquifères et des bassins versants hydrographiques associés qui s’étend sur 2 418 km2. Les bassins versants concernés sont celui de la Chiers en amont de la confluence avec l'Othain, et ses affluents (la Crusnes, la Pienne, l'Othain), celui de l'Orne et ses affluents et celui de la Fensch, le Veymerange, la Kiesel et les parties françaises du bassin versant de l'Alzette et de ses affluents (Kaylbach, ruisseau de Volmerange). Il a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est la région Grand Est[4].
La qualité des cours d’eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Climat
[modifier | modifier le code]En 2010, le climat de la commune est de type climat des marges montargnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 846 mm, avec 12,7 jours de précipitations en janvier et 9,2 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Rouvres-en-woevre », sur la commune de Rouvres-en-Woëvre à 8 km à vol d'oiseau[7], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 668,3 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 40,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,4 °C, atteinte le [Note 2],[8],[9].
Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[10]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[11].
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Olley est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Jarny, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[13]. Cette aire, qui regroupe 8 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[14],[15].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (88,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (62,7 %), prairies (25,7 %), forêts (8,2 %), zones urbanisées (3,3 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].
Histoire
[modifier | modifier le code]Village de l'ancienne province du Barrois.
Gentilé
[modifier | modifier le code]Le nom jeté des habitants d’Olley est les Culs brûlés[17]. Il est adopté comme gentilé par référendum local du 2 novembre 2024. les habitants l'ont préféré à l'alternative «les olleysien »[18].
Ce nom pourrait provenir de la production d'une huile de médiocre qualité à l'époque médiévale, qui provoquait le noircissement des lampes dans lesquelles elle était utilisée[19]. C'est la version généralement admise dans et à proximité du village.
Ce sobriquet remonte à des temps anciens où la langue locale n'était pas le français d'aujourd'hui. Dans le dialecte lorrain-roman, brûlé se prononce brulè. À la lecture des ouvrages consacrés à l'étude des sobriquets et quolibets régionaux, tout particulièrement celui de Jean Vartier[20], et bien que cela reste une hypothèse, on peut penser que comme dans de nombreux cas similaire, on a à faire à une rime facile : « Olley, les culs brulès », dans le même style que « parisien, tête de chien » ou « parigot, tête de veau »[21],[22].
Il faut également rappeler que dans la langue locale, l'adjectif « brulès » a un double sens. En plus de brûlé, il signifie aussi sale, parce que la boue noircit les vêtements comme le feu.
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Population et société
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[25].
En 2021, la commune comptait 225 habitants[Note 4], en évolution de −11,76 % par rapport à 2015 (Meurthe-et-Moselle : −0,26 %, France hors Mayotte : +1,84 %).
Économie
[modifier | modifier le code]Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]Édifices civils
[modifier | modifier le code]- Présence gallo-romaine.
- Sarcophages à « figures de marelles ».
- Traces du château fort de Neuvron du XVIIIe siècle à deux kilomètres d’Olley. À son emplacement se trouve une ferme dont les bâtiments sont de 1712 (aujourd'hui GAEC de Neuvron)[28].
- Ancien château près de l'église détruit au XVIIIe siècle.
Édifices religieux
[modifier | modifier le code]- Église paroissiale Saint-Rémy classée au titre des monuments historiques dès 1875[29] ; édifice de type champenois construit à la seconde moitié du XIe siècle[28] ; fortifié en 1595 ; clocher refait à partir de 1845.
- Fondation au XIe siècle d'un prieuré de l'abbaye de Saint-Arnoul de Metz ; acquis par l'abbaye de Gorze vers 1200, disparu au XIVe siècle.
- Presbytère construit en 1767 pour monsieur Collignon, curé d'Olley, Jeandelize et Boncourt. Tête du XIIe siècle et chapiteau XVIe siècle remployés
- Ancien ossuaire daté 1541, avec cadran solaire sur l'angle sud-ouest et trois crânes humains encastrés en façade, endommagée pendant la guerre de 1870. Il est classé au titre des monuments historiques par arrêté du [30].
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- André Rossinot, maire de Nancy, fils d'un ancien maire du village, Lucien Rossinot.
Héraldique
[modifier | modifier le code]Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- M. Viançon, Notice sur Neuvron dans le Bulletin de la Société d'archéologie et d'histoire de la Moselle, vol. 7-9, éditeur Rousseau-Pallez, Metz, 1864, p. 15-18 [lire en ligne]
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- « Olley », Monographies communales de Meurthe-et-Moselle réalisées pour l'exposition universelle de 1889 et conservées par les Bibliothèques de Nancy, sur galeries.limedia.fr
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- Les records sont établis sur la période du au .
- La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.
Cartes
[modifier | modifier le code]- « Réseau hydrographique d'Olley » sur Géoportail (consulté le 4 juin 2024).
- « Qualité des eaux de rivière et de baignade. », sur qualite-riviere.lesagencesdeleau.fr/ (consulté le ).
- IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- « "Vive les Culs brûlés" : les habitants du petit village d’Olley ont choisi leur nom officiel » , sur france3-regions.francetvinfo.fr, (consulté le )
- « Fiche communale d'Olley », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines Rhin-Meuse (consulté le ).
- « Le millésime 2022 de la BD TOPAGE® métropole est disponible », sur eaufrance.fr (consulté le ).
- « SAGE Bassin ferrifère », sur gesteau.fr (consulté le ).
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- « Orthodromie entre Olley et Rouvres-en-Woëvre », sur fr.distance.to (consulté le ).
- « Station Météo-France « Rouvres-en-woevre », sur la commune de Rouvres-en-Woëvre - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- « Station Météo-France « Rouvres-en-woevre », sur la commune de Rouvres-en-Woëvre - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- « Les nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. », sur drias-climat.fr (consulté le ).
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.com, (consulté le ).
- « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- Insee, « Métadonnées de la commune ».
- « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Jarny », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- Paul-Émile Bouchy, « Lorraine. Surnommés "les culs brûlés", les habitants de ce village votent pour choisir leur nom officiel », sur actu.fr, (consulté le ).
- « Meurthe-et-Moselle. Les habitants d'Olley ont voté : ils s’appelleront les Culs brûlés ! », sur www.republicain-lorrain.fr (consulté le )
- « "Le poids de l'histoire l'a emporté" : à Olley, les habitants s'appellent officiellement les Culs brûlés - France Bleu », sur ici par France Bleu et France 3, (consulté le )
- Jean Vartier, Sobriquets et quolibets de Lorraine et du Bassigny, Jarville-la-Malgrange, Éditions de l'Est, , 217 p. (ISBN 2-86955-065-0)
- Jean Spaite, Saint patronage et sobriquets, Nancy, Apache Color, , 245 p.
- « blason populaire, Cartographie des blasons populaires (sobriquet par village, sobriquets) en Langue lorraine-romande et en Picard », sur cherbe.free.fr (consulté le )
- « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
- L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
- Bulletin de la Société d'archéologie et d'histoire de la Moselle, vol. 7-9, éditeur Rousseau-Pallez, Metz, 1864, p. 15-18
- « Église Saint-Rémy », notice no PA00106325, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- « Ossuaire (ancien) », notice no PA00106326, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.